vendredi 15 février 2008

A J - 24 dans la vallée sur la route du 1er tour


Un trou d'une journée sans rien après ces 3 jours assez intensifs. Ouf ...

Il est vrai que quitter sa tenue d'instit et de directeur pour revêtir le soir celle de co-listier, c'est pas toujours évident : c'est une autre logique, un autre job. Et ça demande par là même pas mal d'énergie. Il faut se remotiver, remettre du courant dans les piles et c'est reparti mon kiki !

En même temps, c'est pas si mal : ça permet de lever le nez du guidon et de voir un peu la route au loin. Perspicaces comme vous l'êtes, vous aurez remarqué que j'emprunte souvent des images au monde du vélo. Normal : j'en ai fait pendant pas mal d'années, et j'en fais encore, certes moins intensivement mais j'entretiens la mécanique, comme on dit.

Car le vélo, c'est pas qu'un mec qui pédale et qui en chie sur sa selle. C'est pas que le Tour de France. C'est l'apprentissage de la patience et de la volonté. C'est apprendre à gérer ses efforts. C'est aussi savoir rouler en groupe, connaître son corps et ses limites. C'est encore des paysages, la joie pure de se taper un col mètre par mètre, la Bonette tiens par exemple - plus haut col d'Europe- , et la satisfaction d'être arrivé là-haut tout seul, à plus de 2800 m d'altitude, à la seule force du jarret et avec sa seule volonté. Et, franchement, celui qui est arrivé dans sa bagnole ou sur sa moto, il peut pas le comprendre, ça. Le plaisir dans la souffrance, c'est un truc de cycliste. De sportif et d'humain.

Donc le vélo, ça m'a appris tout ça. Je lève le nez, je tombe quelques dents...sur le plateau ... et je mouline un peu. Cool.

A partir de la semaine prochaine, ça va regrimper sec. Déjà, je pense que ce samedi, à la réunion hebdomadaire de tous les co-listiers, ça va resserrer les boulons et on va nous demander d'être encore plus présents sur le terrain, d'assister à toutes les réunions et de mobiliser les troupes pour le grand meeeting du 5 mars et gnangnangnan. On y a droit recta réglé comme du papier à musique électorale.

Parce qu'en face, ils se bougent aussi et qu'ils sont pas si mauvais. Jamais sous-estimer l'adversaire, même si c'était le compagnon de route d'hier. Peut-être s'en méfier encore plus. Car il connaît tous vos points faibles, le bougre, et il connaît aussi tous les virages et comment les négocier. N'est-ce pas, Gilles ?

Mais bon, c'est de bonne guerre et c'est la démocratie... A nous d'être bons et réactifs, avant d'être les meilleurs. Pour le moment, le peloton se regarde. De toute façon, c'est pas nous qui donnons les points et les bonus. C'est encore et toujours l'électrice ou l'électeur. Elle ou lui qui a raison, qui a le dernier mot. Qu'il va glisser dans l'urne, dans le secret de l'isoloir et de sa conscience. Et, à ce moment-là, il peut s'en passer des choses...

Le passé électoral stéphanois est là pour en témoigner : des indéboulonnables, ou qui se croyaient tels, et qui se sont fait vite fait dézinguer aussi sec...La vérité sort de l'urne, pas de la bouche du candidat. Et seule la victoire est belle. Là plus qu'ailleurs.

C'était notre envoyé spécial sur la route du 1er tour électoral, en direct depuis la vallée, juste avant les premiers contreforts de l'étape de montagne à venir. A vous les studios.


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