dimanche 20 avril 2008

Lécher - lâcher - lyncher


En fait, quand on y réfléchit un tant soit peu, le problème de Sarko, il est simple : c'est l'histoire classique de l'offre et de la demande. 

Je m'explique. Il y en a un - le Chichi - qui n' a pas fait grand chose toutes ces années 2000 à part se maintenir au pouvoir. Domaine où il a excellé, certes. Et l'autre, l'agité, le farfadet, il débaroule là-dedans avec le  mot rupture à la bouche ; il se démène comme un beau diable, élimine tous les autres concurrents y compris et surtout ceux de son propre camp, passe par les finances puis par  l'intérieur ; mène une campagne d'enfer tambour battant : devient LE candidat unique et incontournable d'une droite subjuguée par tant de volontarisme et d'allant ; est élu brillamment avec une assemblée majoritaire dans la foulée. 

En ce printemps 2007, tout semblait sourire et tout semblait possible. Un an après, il faut bien déchanter. Impopularité notoire, bugs, gages et couacs en série ... Lui-même doit se demander pourquoi sa cote, si élevée autrefois, est tombée aussi bas dans les sondages ! ( 36 % de favorables ... donc 64 % contre, anti ou out ! Fichtre ! ) 

Qu'il médite d'abord cet adage : " Il sera beaucoup demandé à qui a été beaucoup donné. " 

Ce Sarko-là a indéniablement reçu beaucoup et beaucoup ont mis en lui des espoirs insensés. Insensés parce que le sauveur -suprême tout seul n'existe pas. Une hirondelle, fût-elle sarkoziste ou UMpienne, ne peut prétendre faire le printemps par la seule vertu de son vol actif et désordonné, même si plein de bonne volonté. 

Parce que, c'est bien connu, les médias lèchent, puis lâchent puis lynchent. D'autres avant lui, tout en haut de l'Etat, ont bien connu ces 3 phases. 

Je ne vais ni soutenir ni plaindre le personnage. Au niveau où il est arrivé et connaissant son  parcours depuis Neuilly et la prise d'otages avec HB, le bonhomme n'est pas tombé de la dernière pluie...

Ce qui me taquine le plus, c'est que pendant ce temps, la France va mal et qu'elle stagne. Que les réformes à faire sont toujours ... à faire. Qu'on explique si mal les choses que les propositions faites sont contre-productives. 

Pour faire court, ce pays est à l'image de son président - à moins que ce ne soit l'inverse : SCHIZOPHRENE . That's all ! 

Et comment tout ça va finir ? 
D'après moi, mal ! 


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