C'est l'histoire d'un mec qui était gonflé à bloc. Elu dans l'allégresse avec son pote Johnny au micro.
La belle histoire commençait bien. Super Sarko était là et sur tous les fronts. Dopé à la Cécilia qui lui ramenait dans la foulée de pauvres infirmières tirées des griffes de l'affreux Khadafi. Le président avait alors une cote de popularité maximum : 66 %. Fichtre !
Sept mois plus tard - on est en décembre- la musique n'est plus la même. Super Cécilia s'est tirée depuis 2 mois déjà et notre président déploie tous les honneurs ... pour " ce cher Khadafi". Les sondages sont encore à 52 % . Un Français sur 2, c'est pas si mal vu ce qui s'est passé pendant ces deux mois.
Et puis 2008 débarque : annus horibilis. Rien n'y fait : ni le mariage avec la belle Carla, ni l'abandon de la Rolex ; ni la pédale douce - enfin - sur sa vie privée privée d'intimité.
Une bonne claque aux municipales en mars pour couronner le tout. Mais bon, c'est que des élections locales, après tout ...ça ne veut rien dire, n'est-ce pas ! Sauf quand le local est général, sur l'ensemble du territoire, cela devient un malaise... national . Non ?
Et nous voilà en avril 2008, un an et quelques avatars plus tard : "notre" Sarko national a ... 28 % d'opinions favorables. Soit, effectivement, 72 % de Français mécontents. Pô bien, ça ! Pas bien gentils, les citoyens de la doulce France...
Le " travailler plus pour gagner plus", s'il faisait bien sur le papier, dans les les meetings et à la télé, n'a pas résisté à la conjoncture économique. Vous me direz, on sentait déjà l'arnaque dans ce genre de slogan forcément très démago. Mais bon, pourquoi pas, se disaient les naïfs et tous ceux qui voulaient se payer le dernier 4X4 à la mode ou le méga super écran plasma .
L'atterrissage est plutôt rude... pour tout le monde.
Ce qu'il y a de bien, quand on est aussi bas, c'est qu'on ne peut que remonter, en fait. Comme quand tu es au fond de la piscine : un petit coup de pied et de reins et hop ! te voilà de nouveau propulsé vers la surface et la lumière.
Oui mais pour ça, il faut avoir des chose à dire aux Français qui attendent. Il faut une méthode et un cap. Pas évident évident, tout ça. On va bien écouter et bien regarder jeudi soir, en direct depuis l'Elysée : comment il va bien pouvoir s'en sortir, le petit Nicolas ?
Souhaitons que l'heure de vérité ne soit pas, une fois de plus, leurre de vérité.

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