Nous avons tous, en tant que co-listiers, signé une charte d'engagement qui précise le sens et le rôle de notre engagement, au service de nos concitoyens.
Nous l'avons tous signée.
Si nous sommes élus, ce que que je souhaite et espère - je ne suis pas venu sur cette liste pour faire de la simple figuration, ça vous l'avez compris - il va falloir se l'appliquer à nous-même, cette charte.
Pour ma modeste part, je m'y efforcerai. Remarquez, ce genre d'engagement, dans mon boulot d'instit public puis de directeur d'école, c'est ce que j'ai toujours essayé de faire : rester fidèle à mes principes de base - respect des autres, écoute, laïcité, générosité nécessaire et fermeté quand il le faut, équité avec quelques pincées de fraternité.
Tout ça je l'ai appris dans ces fameux quartiers sur lesquels se penchent encore et toujours la Politique de la Ville. Un nouveau nouveau nouveau plan est lancé officiellement par ce gouvernement-ci, comme ce fut la cas par tous les précédents. Qu'ils soient de droite ou de gauche, tous ont bien compris qu'une partie des enjeux de ce pays se jouait dans ces banlieues et quartiers en déshérence.
S'il y a un endroit où les principes et les lois de la République - j'y mets toujours un grand R, un grand air d'espoir - c'est assurément dans ces territoires en priorité absolue.
Mine de rien et mine de tout, c'est important, les principes. Que ce soit dans une charte qu'on signe ou qu'ils soient affichés en lettres gravées au fronton de nos mairies et de nos édifices publics. La Liberté, l'Egalité et la Fraternité, ça me va plutôt pas mal comme slogan et ligne de conduite dans la vie publique que je mène depuis...34 ans et dans, peut-être, la nouvelle vie publique qui va s'ouvrir à moi si mes concitoyens votants m'en jugent dignes et capables.
Bien sûr, faut pas être naïf et pas rêver. Les grands principes sont une chose, la vie de tous les jours en est une autre. Et la vie politique en particulier. Mais je n'ai pas l'intention de changer.
Je vais vous faire un aveu : je ne suis jamais aussi heureux que lorsque, comme hier après-midi, je me retrouve avec un tablier de cuisine autour du ventre au milieu de mes élèves, à faire la recette de la tarte aux pommes - texte qu'on avait étudié auparavant en leçon de grammaire ; ou lorsque je reçois ces parents angoissés et parfois désemparés, ça arrive n'est-ce pas, devant les comportements de leur progéniture, et qu'il faut recadrer, réinsérer dans le droit fil des apprentissages et de leur vie d'élèves et d'enfants.
Dans ces moments-là j'ai vraiment l'impression de servir et de servir à quelque chose. Fasse qu'il en soit de même si je suis élu. Ce à quoi je m'efforcerai. Pour le meilleur, loin du pire.
