samedi 8 mars 2008

Le suspense est à son comble ...à j- 12 heures


Exceptionnellement, aujourd'hui, pour le prix d'un blog, vous en aurez deux ! La maison ne recule devant aucun sacrifice.

Donc, à midi, petit repas sympa avec l'ensemble des co-listiers et leurs épouses ou compagnons + Michel Thiollière himself et sa charmante épouse + le cabinet du maire + le comité de soutien. Moment convivial de détente : on relâche la pression. On parle de tout et de rien et surtout des quelques semaines qu'on vient de passer ensemble, bien évidemment. Les propos et les images défilent en un flash-back vertigineux.
Puis, fin de la récré - le devoir reprend ses droits : on se retrouve à la permanence pour remettre un dernier p'tit coup de tracts, par petites équipes volantes, partout dans le centre ville. On en profite pour engager la conversation sur le trottoir, discuter avec quelques indécis, préciser encore quelques points obscurs, expliquer et argumenter encore et encore.
Et là, ce soir, je suis chez moi, peinard, devant mon écran. Avec la satisfaction, tout de même, d'avoir mené une bonne campagne. Pleine, enrichissante, parfois trépidante ; mais jamais agressive ; pas de coups bas ni de noms d'oiseaux. Une campagne plutôt correcte, propositions contre propositions, programmes contre programmes. Débats, échanges, dialogues et surtout respect de l'adversaire.
Après... après c'est à l'électeur de jouer, de choisir et de voter, dans le secret de sa conscience et de l'isoloir. Ce qu'il fera donc à partir de demain dimanche, de 8 h à 18h.
Et, cette fois-ci, je serai de l'autre côté du ring, entre les cordes : partie prenante d'un combat que nous avons mené sans relâche pendant plusieurs semaines.
Un combat en deux rounds. Qui sera déjà au tapis demain soir ? Combien restera-t-il de combattants en lice ? Et avec quel score ?
Dans moins de 24h nous serons fixés. Au-delà de ce qui arrivera ou n'arrivera pas, l'attente est magnifique. J'aime ces moment-là.

A J-1... enfin !


Nous y sommes, enfin, à un jour de la fameuse échéance. Depuis début décembre où , contacté, je décidai de répondre par l'affirmative à la demande de Michel Thiollière de faire partie de sa liste.

Un oui qui m'engageait alors dans cette folle et passionnante aventure : la vie politique municipale. Plouf ! Le grand bain, directement. Dans l'ensemble, j'ai plutôt bien aimé. Surtout la rencontre avec mes concitoyens : parler avec eux, défendre un projet, argumenter, écouter, ne pas - trop - s'enflammer, résister aux pressions. Toutes choses qui ne sont pas spontanées et qu'il faut apprendre et pratiquer au fil des jours et des semaines, sur le tas, pour ainsi dire. 

Comment je m'en suis sorti ? Pas trop mal, je pense, bien que je sois le plus mal placé pour en parler. A un moment, j'ai bien pété un câble. Mon couple, pourtant très solide,  je dois bien l'avouer ici, a vacillé. Etre sur une liste politique, c'est un énorme investissement, en énergie, en temps et surtout sur le plan moral. Il s'agit d'être au top pendant quelques semaines et, inévitablement, quoi qu'on fasse, les proches sont aux premières lignes et en souffrent. 
C'est peut-être le prix à payer. J'imagine que mes autres co-listiers ont tous dû plus ou moins en passer par là. 

Les sondages, ces fameux sondages, donnent notre liste vainqueur dans tous les cas de figure...
Ce n'est qu'un sondage, bien sûr. Il rassure tout de même un peu. Il inquiète également, tout de même : s'il dit vrai, il y a vraiment très peu d'écart entre la liste de gauche et la nôtre...
De quoi inciter à la modestie, donc. Et, bien évidemment, à redoubler d'effort pour, entre les deux tours, creuser encore plus l'écart. Tant qu'à faire. 

Le Gilles Artigues, lui, gueule comme un pater qu'il ne peut pas, ne veut pas être troisième, que ce sondage c'est n'importe quoi et qu'on va voir ce qu'on va voir, qu'il va bien être maire à la place du maire. Non mais ! Mais après tout, que lui répondre, à ce samouraï de la politique locale ?  Que c'est son problème, que c'est bien lui tout seul qui a décidé d'y aller. Et que s'il se plante, ce qu'à Dieu et électeur ne plaise, il faudra pas venir couiner ensuite que tout ça est trop injuste. Devant les électeurs, il n'y a qu'une chose qui compte : les bulletins déposés dans l'urne, et basta. Tout le reste...

mercredi 5 mars 2008

La Vince Academy à J-4


Comme promis, après " Oui-Oui et la voiture orange", au tour de la "Vince Academy."
Ce que je préfère dans la liste de Maurice Vincent et associés, c'est indéniablement le slogan " Saint-Etienne pour tous, un avenir pour chacun." Franchement, j'aurais bien aimé l'avoir trouvé pour notre liste. Beau slogan donc. Après ... ça se complique un peu. 

Bon, je vais pas être trop dur dans la satire. Rien à voir avec le Gilles, son esprit revanchard et son côté félon-Ganelon. Et puis, son cirque orange, il m'a vraiment énervé... et je pense que, tout ce bazar électoral à la zim boum boum t'as vu ma gueule sur la place publique, ça a dû agacer - pour ne pas dire plus - pas mal de Stéphanois. Tant mieux, vous me direz...

Le problème avec la liste Soc, c'est qu'elle est tout de même assez hétéroclite. Il y a là-dedans des courants de pensées multiples et variés, avec un éventail très large de gens qui vont avoir du mal à cohabiter. Doux euphémisme. Vous me direz : c'est à eux de gérer ensuite leurs contradictions internes. Oui mais bon, ça risque parfois de tirer à hue et à dia, de tirancher un peu dans tous les sens et pas forcément dans une direction unique et unie. L'union de la gauche, ça n'a jamais été la lune de miel bien longtemps : celle-ci s'est très vite transformée... en lune de fiel ! 

Le programme, lui est plutôt correct, bien que manquant tout de même un peu d'envergure et d'ambition pour les années à venir. L'horizon 2020 semble plutôt obscur voire carrément absent. 

Il y a aussi, car il faut  bien en parler, la personnalié du "chef". Et le Momo Vince, ça se voit dans les réunions publiques, ça se sent, ça se sait et ça se dit - c'est même un secret de Polichinelle - c'est pas le charisme qui l'étouffe... Des fois, même, j'ai eu l'impression qu'il s'excuserait presque  d'être là et d'avoir quelques idées. Bon ok, tout le monde n'est pas John Fitzgerald Kennedy, mais tout de même ! 

On le sent hésitant, flou, évasif des fois et surtout  pas trop couillu. Et en politique, comme ailleurs, mais en politique surtout, si t'as pas les bollocks, il faut alors soit avoir  une équipe en béton qui te booste, un vrai pack uni et qui pousse vraiment, soit un  programme d'enfer qui va bouleversifier complètement la donne. Le Maurice n'ayant ni l'une ni l'autre - ça se saurait là encore  - je le vois pas trop bien barré pour l'emporter.

Et puis last but not least, autre point important : le parti à la rose n'en finit pas de compter ses épines et de se faire du mal avec. Les guerres intestines, commencées bien avant les présidentielles, ne sont apparemment pas finies et les règlement de compte ne font que commencer. Il n'y a toujours pas de véritable patron ou patronne à la tête. Et ça, c'est un handicap certain. Vous me direz : là encore, c'est leur problème. Ok ok ok ! Mais bon, ça fait désordre, parti en chantier pas trop enchanté ; et, surtout, ça fait pas pas très envie, même aux militants qui sont assez écoeurés - je le sais, j'en ai rencontrés. 

Enfin, faut pas confondre le national et le local. Les municipales , c'est pas les présidentielles. On se décide pour un type et une équipe qui vont gérer au quotidien notre ville, dans les moindres détails et ce pour 6 années. Autant qu'il y ait un bon projet, des élus qui tiennent la route et surtout à la tête quelqu'un qui sache bien diriger le navire. Celui qu'on a actuellement, sur le plan humain et technique, il a prouvé jusqu'ici qu'il était plutôt bon. Pourquoi changer maintenant, alors que la ville a changé, justement, et que tous les projets, après pas mal de galères et d'efforts, sont sur les rails - sic : y compris le tram actuel et la 3e ligne prévue pour Plaine Achille jusqu'au pied de Montreynaud. Les 6 ans à venir vont être cruciaux : ils vont enfin voir ces projets prendre corps, se réaliser et changer complètement la donne. C'est à la fois un pari audacieux sur l'avenir et une vraie chance pour toute l'agglo. C'est pas de la propagande : si ça veut le faire, ça va se vérifier. 

Donc, dire que en taclant Thiollière, on va tacler Sarko, c'est faire une erreur d'échelle. C'est pas la même chose. Pas le même niveau. Que le maire actuel passe on non, le président a été élu confortablement et démocratiquement me semble-t-il puis ensuite reconfirmé aux législatives. Donc de ce côté-là, à moins d'un gros clash,  rien ne va changer dans l'immédiat. 

Et du côté de notre liste ? Eh ben, ça roule plutôt bien : le navire a été bien lancé, là, pour les quelques jours qui restent.  On a fait tout pour ! Il continue sur son erre,  tranquillement. De toutes les façons, à J - 4, tout ce qui devait être dit ou fait l'a été. Plus question de changer quoi que ce soit maintenant. Trop tard. 

Les jeux sont faits. Rien ne va plus. On ne joue plus. Tout ira... dans les urnes ce dimanche 9 mars. On fera alors les comptes... des voix. On espère le meilleur : c'est logique et c'est humain. 

Putain ! Vivement dimanche ! 
 

mardi 4 mars 2008

Contre la misère à J - 5


Donc, pas question de se relâcher en ce moment. Rester uni, le nez dans le guidon, les mains en bas et pédaler en enroulant, en profitant au maximum de l'effet vitesse engrangé ces dernières semaines. 
Redonc, réunion-débat hier soir, avec toutes les têtes ... de liste à l'Amicale Laïque de la Chalé pour rencontrer les associations qui luttent au quotidien contre l'exclusion et la pauvreté. Et qui la refusent, bien évidemment.

Vous me direz, refuser la misère - il y même une journée officielle mondiale pour ça, le 17 octobre, et ce depuis 1987 - vous me direz donc : quoi de plus normal. Refuser la misère c'est comme dire que la guerre ça tue ou que le terrorisme c'est pas bien. Une fois cela, dit, il reste à agir sur le terrain et avec les personnes concernées. Ce que font très bien tout un tas d'assos avec beaucoup de bénévoles qui ne regardent pas leur temps et ne mégotent pas leur énergie.

J'ai donc tenté de donner des propositions concrètes en réponse à tous ces gens qui sont dans la misère, la galère, les soucis voire carrément les emmerdes graves. Les aider dans un premier temps à sortir la tête de l'eau, puis à retrouver la terre ferme et enfin à se tenir debout pour, petit à petit, leur réapprendre la marche en avant avec des projets comme moteur. 

C'est pas évident, sensible, long, difficile et on a bien besoin de tout le monde pour le faire. Question de dignité humaine et de respect mutuel. 

J'ai entendu, de la part de certains, des déclarations d'intentions très vagues et plus philosophiques qu'autre chose. Je suis donc resté dans du concret bien réel. Ai rappelé que le Centre Communal d'Action Social était une des réponses institutionnelles - avec le Conseil Général, bien sûr, dont c'est une des missions essentielles. Que, rien que pour le CCAS, c'est tout de même 530 000 euros de budget annuel et 2200 familles aidées, ce qui n'est pas rien. Après on peut toujours critiquer mais il y a un réel effort de fait, c'est indéniable et vérifiable. 

Rereredonc, pas trop de polémique et de politique bêtement politicienne sur le sujet : tout le monde est d'accord pour donner des idées, lancer des propositions. Il me semble que les nôtres, une fois de plus, sont très concrètes et traitent une partie des problèmes et de la souffrance de nos concitoyens. Je ne vais pas détailler ici : ça demanderait des pages et des heures de présentation tellement il y a de chose qui sont faites. 

On peut tout dire mais pas qu'on ne fait rien pour éradiquer ce fléau de nos sociétés qui fait que, paradoxalement, dans une société qui, globalement et en moyenne, s'enrichit, il y tout de même un certain nombre de personnes qui se retrouvent impitoyablement exclues du système. Un peu comme dans un grand manège qui tourne de plus en plus vite et dans lequel l'effet centrifugeuse envoie valdinguer sans pitié tous ceux qui sont en périphérie. Et, c'est bien connu, ceux qui sont le plus près du centre ou ceux qui sont les plus gros ont beaucoup moins de chances de se faire éjecter - voire même souvent pas du tout - que les pauvres ceusses plus légers et plus petits qui sont sur les bords. C'est donc bien l'honneur d'une société d'aider ces derniers à s'accrocher et à rester sur le manège. 

Je suis donc bien sérieux aujourd'hui, sujet oblige. On peut pas trop déconner avec ça, vous l'aurez compris. On redeviendra plus légers demain, c'est promis. 

lundi 3 mars 2008

Le chemin des écoliers à J - 6


Et ben voilà.. fin des vacances - si on peut appeler cela des vacances pour moi, mais comme dirait l'autre : personne t'a obligé à y aller - et donc reprise de l'école. 
Retrouver le chemin des écoliers. Assurer le quotidien de mon école. Reprendre les projets là où je les ai laissés. La réalité, encore et toujours, triviale mais bien là, cette chère et indispensable réalité. 

Je vais donc retrouver mes chers élèves et franchement j'aime plutôt ça. J'ai toujours aimé ça, faire la classe. Jamais une contrainte ou une corvée pour moi. Chaque année scolaire qui recommençait : une nouvelle aventure, une nouvelle croisière, de nouveaux défis à relever, eux et moi. J'ai vraiment aimé ce métier. J'en parle au passé car, après 35 années passées devant la tableau noir, il va me rester à tirer ma révérence, à plus ou moins brève échéance. Et comme dans la chanson - tout finit en chansons dans ce merveilleux pays de France qui ne s'aperçoit pas toujours à quel point il est merveilleux, mais c'est souvent ainsi, non? - rien de rien non je ne regrette rien. Je prends tout et si c'était à refaire, franchement, je ne changerais rien.

Elections : dernière ligne droite pour nous. Réunion débat ce soir sur la solidarité et le refus de la misère. Entre nous, comment ne pas refuser la misère et le dire haut et fort. Mais après le dire, il reste le faire.. à faire. Et là, même si en France et plus spécialement à Saint-Etienne, des tas de choses sont faites pour aider les plus démunis par toutes ces associations et tous ces bénévoles admirables - et je dis pas ça pour leur faire plaisir ou par pur électoralisme mais parce qu'est vraiment vrai - même si tout cela est fait, il reste encore à faire parce que dans ce secteur délicat et sensible, il faut toujours faire le maximum de ce qu'on peut faire. C'est là l'honneur d'une mairie, d'une collectivité , d'un pays et même d'une civilisation. Carrément. 

La solidarité n'est pas une charge, c'est un devoir. Le troisième volet  de la devise républicaine : fraternité. En paroles et surtout en actes. Tendre la main à ceux qui sont dans la merde, les ennuis , les soucis, les galères de toutes sortes. Les remettre debout d'abord, c'est indispensable. Puis, aller au-delà des premiers secours de survie et de l'assistanat perpétuel. Rendre ensuite sa dignité à l'être humain. C'est pas parce qu'on est en détresse qu'on n'a pas droit à être considéré. Toute femme et tout homme a en lui un potentiel... d'être humain, justement. 

Donc, une fois remis debout, en position verticale, aider ces femmes et ces hommes à marcher, à reprendre leur marche en avant. Les guider pas à pas dans leurs projets. C'est ainsi que je le conçois et pas autrement. C'est le message que je vais tenter de faire passer ce soir à la réunion-débat. 

Des fois je plaisante, je manie l'humour au scalpel. Là, vous aurez remarqué, je rigole plus. Parce qu'on ne rigole pas avec ça, l'individu en détresse. Jamais. Parce que c'est pas spécialement rigolo pour elle ou pour lui. Ni pour celui qui est de l'autre côté et qui est plutôt bien installé dans sa vie. Bon promis demain, je parle de choses moins graves. Promis, je reprends mes balles et je dégomme les concurrents. Mais pas trop méchamment. C'est pas la guerre, une élection. 

On tue personne.  On survivra tous. Promis juré. Même moi, qu'on perde ou qu'on gagne. 

On sera encore tous là. 

dimanche 2 mars 2008

Le sprint final à J- 7


Putain, c'est chaud ! 

Ambiance mi- électrique mi harassée à la permanence. Que je vous explique.

Mi-électrique parce que grosse opération de ditribution de tracts par équipes dans tout le centre-ville. La permanence ressemblait à une grosse ruche où toute les abeilles colistières bien affairées venaient chercher leur miel de papier bleu pour non pas le ramener  à la ruche mais au contraire le disperser dans tout le centre-ville. Sympa et un peu surréaliste comme ambiance, surtout vue de l'extérieur, je suppose... 

Mi-harassée because la fatigue commence réellement à se faire sentir : y avait qu'à voir la tête de chacun ce samedi. Et le captain, fatigué lui aussi, qui harangue ses troupes tel Napoléon au pied des pyramides, mais en plus simple et plus tranquille, plus serein : le Michel T , c'est pas un petit Napoléeon. Il sait ce qu'il a fait, ce qu'il fait et où il va. Tranquille. Cool. Zen. Mais un roc de conviction et d'assurance tranquille. Comme il a su gérer sa ville jusqu'ici, au milieu des écueils et des icebergs. Tout droit vers la haute mer et le grand large. On espère tous, pour la grande croisière 2006-2014. Beau voyage ! 

Nous aussi, on est décidés. On va encore en mettre un bon coup - de pédale - et passer la surmultpliée : tractages, réunions et bien sûr LE big meeting-show ce  mercredi au Palais des Spectacles. Y a plus qu' à mettre le nez dans le guidon, arrondir le dos, et enrouler ce putain de grand braquet qui va nous emmener ... où les électeurs-trices stéphanois-es voudront bien nous emmener.

Bon. Attention,, vous êtes prêts, pour la 2e partie, je vais me lâcher...c'est parti....accrochez vous ! Attachez vos ceintures ... la machine à flinguer va partir! 


OUI OUI ET LES VOITURES ORANGE 
1er épisode 

Donc, en venant par le tram, je suis passé à Centre-deux où j'ai assisté à un curieux spectacle qui m'a plongé dans des abîmes de réflexion. Toute la bande à Skar - Gilles Artigues le bien nommé - s'affairait, tout en orange ( comme d'hab : attention  la révolution orange est en marche !!! )  - autour de leurs camions bariolés. C'était à la fois impressionnant et presque comique. On aurait dit un cirque qui allait partir en tournée ! 

Gillou's Circus is back, ladies, children  and gentlemen !!! 

Bientôt chez vous dans tous les quartiers !  Rues et places animées !!! En avant la fanfare . Et pourquoi pas les pom pom girls tant qu'on y est, mon Gillou ?  Pourquoi tu y  as pas pensé ? Pas assez d'euros sur les comptes de campagne ? Allons, un  petit effort ! Remarquez, c'est réussi, ça met déjà de l'ambiance. Youpie !  Sortez serpentins, cotillons et confettis ! On va bien rigoler !  On va bien s'amuser. 

Stop ! Arrêtons. Suffit. Je me disais que tout ce battage était en fait à l'image du "programme" : tapageur, racoleur mais vide de sens. Il n'y a rien derrière la vitrine alléchante, que  du vide. "Beaucoup de bruit pour rien" comme dirait Shakespeare. 

Et, en politique comme pour les frites Mc Cain, ce n'est pas ceux qui en montrent le plus qui en font le plus. C'est même plutôt le contraire, non ? 

Je me suis dit que c'était plutôt mieux pour nous, liste concurrente, cet étalage indécent et exhibitionniste de tant de moyens - "mais où et chez qui prend-il tout l'argent pour une campagne aussi tapageuse et m'a-tu-vu ?"  doit se dire et à juste titre le Stéphanois de la rue qui n'est pas si con, qui n'aime pas qu'on le prenne pour un gagaret ou un beausseigne  et qui  déteste sûrement tout ce "bordel" circo-médiatico-politico-mégalo-à-la-mords-moi-le-kiki - pour un programme aussi petit et qui manque réellement d'ambition ;  et pour un homme aussi revanchard et qui se pare des couleurs stéphanoises pour son profit et son aura personnels - si tant est qu'il ait une aura et en "aura" t-il une un jour d'ailleurs ?  Ce n'est après tout qu'un ballon de baudruche surgonflé que, j'espère, les Stéphanois feront éclater en plein vol : ça commence comme Modem et ça finit comme Modémago. 

Car il s'agit bien de cela : d'une ambition personnelle contrariée qui cherche à se refaire. J'espère que les Stéphanois auront enfin du bon sens et ne seront pas dupes de tout ce cirque médiatique et pseudo communicant, de tant de cinéma ... pour pas grand chose.

Tout ça pour ça ! C'est à la fois pathétique et ridicule. Fort heureusement, le ridicule n'ayant jamais tué son monde, le Gillou a encore de longues années de vie devant  lui - de vie politique je sais pas... On pourrait certes en rire s'il n'y avait derrière un enjeu énorme qui est tout simplement l'avenir de cette ville, dans laquelle j'habite et je vis et dans laquelle, je l'espère, habiteront et travailleront mes enfants. Et ça, c'est pas rien, et ça motive plus que tout croyez moi ! 

Donc, après le Gillou's Circus, ce sera demain au tour de la Vince Academy. Tirez pas peine, mes petits belous et mes belles beloutes ! Y en aura pour tout le monde. C'est un blog satirique ou pas ? Donc, inévitablement, satire et ça tire à tout va ! 

Je vous aurais au moins prévenu. Après, vous irez pas dire que.