samedi 15 mars 2008

Veillée d'armes


On est donc bien samedi 15 mars 2008. Il est bien 21h14. On est donc bien effectivement à J-O.
Journée plutôt très cool : on s'est tous retrouvés à la permanence à 14h. On a tous pris notre paquet de tracts sous le bras et on est bien tous partis comme de vaillants petits soldats à arpenter la grand rue, avec nos écharpes bleues autour du cou. 
Au bout de quelques centaines de mètres, sans nous être concertés le moins du monde, on s'est installés en terrasse sur la Place du Peuple. L'air était déjà si doux, les sièges si avenants et la bière tellement fraîche... Qui aurait pu, humainement, résister ? 

Petit à petit, le cercle s'est élargi. Même le captain Mich nous a rejoints. Ambiance enjouée, décontractée. Fini de tirer le gros braquet. En roue libre. Les deux mains en haut du guidon, de chaque côté de la potence, le buste droit, le nez au vent. 

Rigolo : on a vu passer le pack orange du Gillou Modem , tous bien unis, à descendre la Grand Rue, en chantonnant l'hymne à la joie. Ambiance presque surréaliste ...
Et puis, 10 mn plus tard, la Vince Academy, qui, elle, remontait la Grand Rue. Tout ça s'est croisé, plus ou moins, sur la place du Peuple,  la bien nommée. 

Moi, pas bégueule, je suis allé serrer la louche aux deux chefs - le Gillou et le Momo -  et à quelques uns de leurs capitaines. J'en ai profité pour leur tirer le portrait - à publier ici-même à partir de lundi seulement - on ne plaisante pas avec la loi électorale. 

Plus qu'à se lever tôt demain dimanche, histoire d'être au bureau... de vote à 7h45. La journée promet d'être longue. Puis le dépouillement à partir de 18h. Puis les résultats qui vont tomber, inexorablement, bureau par bureau. 

Et, aux alentours de 20h, on sera, enfin, fixés. 

D'ici là, bonne nuit !!!!


Et voilà ça devait arriver : J-1


Et voilà, ça devait arriver, fatalement : on est à J-1. 
Comment vous dire .... A la fois du soulagement et une certaine frustration. Soulagement parce qu'on a, véritablement, tout donné pendant ces jours de campagne. Pour mon cas perso, ça s'est un peu compliqué avec cette sciatique avec laquelle j'ai dû cohabiter tant bien que mal plutôt mal que bien. Mais, comme dirait l'autre, j'ai survécu : la preuve, je suis là. 
Maintenant... maintenant, je comprends un peu mieux ce que peut être la politique. S'y intéresser, la regarder de l'extérieur, en observateur, est une chose. Plonger en plein dedans comme nous l'avons tous fait est vraiment autre chose. Quoi qu'il arrive, je ne regarderai plus un homme politique, local ou national, de la même façon. 
Aujourd'hui, le programme va être plutôt doux, comme la météo  : tractage contact avec le citoyen de la rue , cool, relax. Comme il fait beau - presque des températures estivales - il n'est pas impossible qu'on aille casser une petite croûte place Jean-Jaurès : une sorte de pique nique électoral...pourquoi pas ? 
J'ai bien entendu tenter de faire plusieurs simulations sur le papier, avec d'improbables et hypothétiques reports de voix. Mais avec une triangulaire, fatalement, c'est tout de suite très compliqué. Dans tous les cas, ça donne des écarts très faibles, de quelques centaines de voix. Inutile donc de faire des pronostics : attendons demain soir et "le verdict des urnes," selon l'expression consacrée. 
Attendons. 

vendredi 14 mars 2008

De plus en plus zen à J - 2


Deuxième meeting" plus intime", au Flore. Salle pleine à craquer des sympathisants de la première heure. Les vrais fidèles. 
Ambiance plutôt bon enfant, stéphanoise on va dire. Discours cadré pile poil, comme d'hab, de captain Mich'. Calme, tranquille, sûr de lui : un paquebot, qui avance. Quelques coups de pattes à Vincent, le roi de l'audit et des études à venir : mais où est le vrai projet pour la ville là-dedans ? 
Audit moi, Mr Vince, comment vous allez pouvoir faire jouer la même partition à des musiciens adeptes de la sonate PC, à des solistes allegro forte LCR à la clé, à des écolos anti-tram et colégram et à qui vous ne confierez même pas quelques solis... Comment allez-vous faire un concert municipal harmonieux avec tant de dissonances ? 

Quant au Gillou, le Bombard solitaire sur son petit zodiac Modem, il se retrouve pour le coup vraiment solitaire sur la mer des sarcasmes. Il continue, à la rame, contre vents et sans trop se marrer. Qui peut dire où tout ça va le mener ? Le sait-il lui-même, d'ailleurs ? D'ici qu'il finisse à la nage, et en nage, pour aborder sur quel hypothétique rivage... 
Puis est arrivé l'invité surprise, en direct de la cité ponote voisine : Laurent Wauquiez. Jeune, beau, alerte, brillant, avec un discours empreint tout à la fois de nostalgie, de tendresse presque. Un vrai beau discours d'espoir et d'avenir, franc et direct : j'ai vu des gens frissonner dans la salle. L'alliance de la tête et du coeur. Je me disais, in petto, que la Politique, des fois comme ce soir, ça méritait un grand P, loin des basses manoeuvres et des querelles de chiffonniers. 
Et puis, on s'est quittés, en se donnant rendez-vous au lendemain : sur les marchés où on va continuer à parler, à essayer de convaincre, à demander aux gens d'aller voter. Dans les immeubles, qu'on s'est répartis méthodiquement par secteurs. Là, c'est plus délicat : on sonne directement aux portes, on se présente et on parle avec les gens. L'accueil, dans l'ensemble, est plutôt bon. On explique, on argumente, on essaie de répondre. C'est du boulot artisanal, cousu main, à l'unité. Au bout des comptes, multiplié par 58 co-listiers, ça devrait payer. 
Plus on avance vers l'échéance et, curieusement, plus je suis serein. Je compte sur le bon sens des Stéphanois. Je pense ne pas m'être trompé en ayant choisi cette liste. Malgré tous mes amis de gauche qui pensent le contraire. Dans tous les cas, je m'y suis senti plutôt bien et j'y ai rencontré quelques personnages assez remarquables, soucieux de l'intérêt général et du bien commun, quoi qu'on dise. 
Certaines valeurs sont bien universelles, ni de droite, du centre ou de gauche. 
Comme je l'ai toujours dit, je n'ai pas à me justifier : je n'ai rien à prouver, vu mon parcours. J'ai la conscience tranquille, aucun état d'âme. J'ai toujours respecté les autres. 
Je demande la même chose en retour. Rien de plus. 
Du respect, please. 

jeudi 13 mars 2008

Indignation à J-4


Alors voilà je reprends le clavier pour la deuxième fois aujourd'hui à J-4. Because, au lieu d'être en classe auprès de mes chers élèves, je suis cloué chez moi - repos forcé -

Donc, j'écris, assis de travers sur ma chaise, une jambe pliée et l'autre, saloperie de guibole, tendue dans un angle improbable. Comme c'est la jambe droite, on peut interpréter ça, psychanalytiquement, comme on veut...

Un bon coup de gueule, redonc, contre les 47 000 Stéphanois - sur 103 000 inscrits - qui ne se sont même pas déplacés et donc, subséquemment, ne sont pas allés voter.  Vous vous rendez compte : pratiquement un électeur sur 2 dans cette ville n'a rien à faire de ce qui se passe, de ce qu'on pourrait  faire dans sa ville !  Mais c'est qui, ces citoyens ? 

Des écoeurés de la politique, des dégoûtés du bling bling médiatico-sarkozyste, des qui sont au bout du rouleau et qui n'ont même pas la force ou le réflexe de se rendre dans un bureau de vote ? Ou  des qui pensent que tout ça, ça ne sert à rien et que voter ne change rien de rien. Après tout, qui sait si c'est pas moi le gros naïf qui me démène et qui y croit encore alors que je ne suis peut-être qu'un pantin ridicule manipulé à mon insu ? 

Mais, avouez qu'il y a de quoi se mettre en colère  : quand on sait qu'une élection  municipale, ça touche et ça concerne votre cadre quotidien, votre vie de tous les jours, que ça peut changer plein de choses, pour vous, pour votre famille, vos voisins. C'est de la politique et ce n'est pas vraiment de  la politique : c'est plus de la gestion au niveau local. Et on sait bien qu'il y a pas vraiment de maires de droite ou de gauche : il y a des élus qui font leur boulot ou qui le font mal. La preuve : ceux qui ne conviennnet pas, qu'ils soient d'un bord ou de l'autre, homme ou femme, hétéro ou homo, les citoyens urbains, ils s'en foutent. Ils virent ou ils réélisent ceux qui ont été bons, qui ont tenu leurs engagements, qui ont fait avancer leur ville ou leur village, qu'il ait 50 habitants ou des millions. 

Et j'espère que ça va être encore le cas pour cette ville-ci. Et que les abstentionnistes de mes deux, ils vont se bouger le cul et y courir dare dare et plus vite que ça au bureau de vote qui, en plus, doit pas être bien loin de chez eux. Et qu'ils vont le déposer leur petit bulletin. Parce que, ne pas aller voter dans un pays démocratique, c'est, quelque part, la tuer un peu cette démocratie. Le vote, c'est un droit, acquis chèrement au cours de l'histoire de ce pays et pour lequel beaucoup se sont battus, et c'est aussi un devoir ; et même un devoir sacré. Sacré bon sang !  Et, là,  mon sang, qui est chaud et latin mais c'est pareil, il  ne fait qu'un tour quand je vois tant de gens qui négligent voire même méprisent ça. 

Je m'emporte, je m'emporte, mais zinquiétez vous pas, après je me ramène tout bien tout calme et tout entier, guibole flageolante droite comprise. Tiens !  on dirait qu'elle a l'air d'aller mieux celle-là, elle aussi. 

Donc, agent DI CICCO 19-53,  votre mission, si vous l'acceptez : convaincre les électeurs abstentionnistes de quitter leurs pantoufles, de retrouver leur carte d'électeur et leur sens républicain et d'aller voter. 

Lazare Ponticelli à J - 4


Alors voilà, on vient de perdre Lazare Ponticelli,  notre dernier poilu de la Grande Guerre. Il avait 110 ans ! On lui a promis des obsèques nationales. Normal. On lui devait bien ça. 

La Grande Guerre de 14-18, celle qui aurait dû être le der des der : 1,4 millions de soldats tués, 3 millions de blessés dont 1 million d'invalides et 15 000 " gueules cassées " défigurées à jamais. Sûrement autant du côté des Allemands. En tout, 10 millions de morts dans toute l'Europe, une Europe transformée en immense champ de bataille. Un Europe à feu et à sang, où des villages entiers ont été décimés de leurs hommes, de leurs forces vives, et qui ont mis des dizaines d'années pour s'en remettre. La Grande Boucherie fut aussi une Grande Saignée. 
Des campagnes dévastées : partout, dans les 36 000 communes de France, jusque dans les coins les plus reculés du pays, des monuments aux morts avec des listes impressionnantes de " morts pour la patrie." 

Et, aujourd'hui, on a fait l'Europe : 27 pays et 350 millions d'habitants qui ne se feront pas la guerre, qui vivront enfin en paix. C'est le plus bel hommage qu'on puisse rendre à Lazare Ponticelli. Paix à son âme , qu'elle puisse reposer tranquille : on ne reverra plus jamais ça. Plus jamais.

On n'a pas trop et même pas du tout parlé d'Europe dans cette campagne municipale. Et pourtant ... pourtant l'Europe sera demain notre échelle de pensée et d'action. Cette Europe à laquelle les Français ont dit non en 2003 et dont ils vont pourtant prendre la présidence en juillet de cette année. Notre président tant décrié a tenté, avec succès, de recoller les morceaux. Il s'en est pas trop mal sorti. C'est passé inaperçu à cause du tapage médiatique qu'on sait pour qui on sait. Tapage nul et lamentable, pour la politique et pour la démocratie. Dommage : son discours était pile poil bien calé et porteur d'espoir pour cette Europe là. 

A nous de prouver qu'on peut être citoyens actifs de cette Europe :  une Europe de la paix et des échanges, des différences à partager, des projets à mener ensemble. De Lisbonne à Riga, d'Athènes à Dublin, de Vilnius à Varsovie. 

Histoire de laisser dormir en paix Lazare Ponticelli et les 1,4 millions de Français qui sont morts bien souvent sans rien comprendre à ce qui leur arrivait. 

Paix donc à leurs âmes et que vive enfin l'Europe ! 

mercredi 12 mars 2008

Porte à porte à J-5


Aujourd'hui, mercredi, jour de congé pour ma pomme. youpie ! Mais pas trop youpie because ma sciatique - chiatique ? - toujours un peu là. Chuis donc été chez mon toubib préféré : table d'inversion au programme - c'est comme un sorte de torture mais où t'es volontaire en fait et où tu paies en plus - + un peu d'acupuncture et de percussions le long de la colonne ici et là histoire de tout remettre en place. Si possible. 

Bad new : mon toubib me déclare tout à trac : " Ou vous vous arrêtez et vous vous reposez quelques jours ou vous explosez en plein vol...." Pas fou, je choisis l'arrêt. Il est vrai que dormir environ 3 heures par nuit , c'est pas top pour le moral et ça vous fait des journées plutôt longues. 

J'ai donc dormi cet après-midi 3 heures non stop sur mon canapé préféré, comme une souche inerte. A mon réveil, je suis parti tracter avec une co-listière du côté de Bellevue. Du porte à porte, du cousu main, où on sonne carrément chez les gens pour leur donner notre tract et, quand c'est possible, engager la conversation. C'est long, fastidieux mais ça vaut le coup quand ça marche. 

Exemple : on sonne et je tombe sur un ancien élève, Reski,  que j'avais eu à Montreynaud dans les années 80. Il a maintenant 2 enfants de 5 et 8 ans et pas de boulot : ça me rajeunit pas tout ça ! Il a de gros soucies de santé. Sa femme aussi est à la recherche d'un  emploi. Je comprends très vite qu'il y a moyen de les aider, qu'il suffit de pas grand chose pour les aider à s'en sortir. Je leur promets de faire le maximum. Je leur laisse mon N° de mobile, au cas où. 
Ils me rappellent 2 heures plus tard : " On a confiance en vous. On appelé la famille et des copains : on est 22 à voter pour votre liste." Bingo ! 

Pour le coup, j'en oublie mes douleurs lombaires, ma patte folle - surtout la droite - et tout le reste. Le meilleur remède possible pour ce que j'ai. 
Quand je vous disais qu'on allait l'emporter cette putain foutue de triangulaire à la con ! Ce triangle des Bermudes municipal. Allo Papa Tango Charlie, répondez nous vous cherchons.

Cherchez pas, j'ai trouvé : on va gaaaaaagner !!!!!

Triangulaire à J- 6


Bon. Notre liste arrive en tête avec un peu plus de 37% des suffrages. Pas si mal mais pas extraordinaire pour un maire sortant. J'aurais espéré au moins 40 %. On s'en contentera. 

Les Soces ne sont pas loin avec 33 %. Quant au Gillou solitaire et son Modem, il arrive péniblement à 20 %, très loin du carton qu'il avait annoncé et du " on allait voir ce qu'on allait voir." Tout ça pour ça... On a donc vu... L'orange passe au carton rouge : fin de  partie pour lui . Bye bye le fauteuil de maire. Il ne sera pas calife à la place du calife. On ne va pas pleurer...

Ce qui m'inquiète le plus, en tant que démocrate et républicain, c'est que 47 000 électeurs sur 103 000 inscrits n'ont pas jugé bon de se déplacer et de venir voter. Pour moi, ça c'est plus inquiétant que tout le reste : il s'agit tout de même d'une élection municipale, donc de proximité, pour élire quelqu'un et des gens qu'ils connaissent, qu'ils ont rencontré au moins une fois, qui leur sont donc très proches. Et, pendant toutes ces semaines que nous avons passées dans tous les quartiers de la ville, nous n'avons parlé QUE de problèmes très concrets qui touchent les gens dans leur vie de tous les jours : propreté, sécurité, équipements sportifs, associations, crèches, transports en commun, etc....

Soit nos concitoyens s'en foutent, soit ils considèrent qu'il n'y a rien à faire, qu'élire des gugusses à la mairie ça ne sert à rien et qu'il vaut mieux continuer à aller à la pêche ou à regarder la Star Ac et pendant ce temps, les problèmes se règleront tout seul. 

C'est donc à la fois très préoccupant et très décevant. Et moi, ça me met les boules. D'abord en tant que citoyen lambda. Ensuite, en tant qu'instit de base qui essaie de former mes petits élèves aux notions de citoyenneté et de participation à la vie collective, de l'école et de la cité. Et enfin, comme co-listier, parce que s'impliquer comme je le fais, et comme le font mes autres collègues co-listiers, ça demande un effort et une volonté qu'il faut tout de même bien reconnaître : se mettre au service de sa ville, quelles que soient ses motivations, c'est un engagement et, souvent quoi qu'on dise ou pense, un sacré sacerdoce. 

Il va donc falloir, pendant ces 4 petits jours, convaincre tous ces abstentionnistes d'aller voter et, tant qu'a faire, pour nous, bien évidemment. On va s'y atteler : on s'est déjà réparti le boulot, secteur par secteur, qu'on va arpenter en long, en large et en travers. La victoire est au bout de la semelle ! Chouette : ça me rappellera mes marathons, sauf que celui-ci est électoral et va durer 4 jours. Outch.....

Si on l'emporte, et c'est jouable, ça vaut tout de même le coup car c'est mieux que de gagner un Tshirt ou une médaille souvenir : ça voudra dire ensuite un mandat pour 6 ans. Belle et noble tâche, nouvelle pour moi, que je suis tout à fait prêt à assumer au mieux de mes possibilités et de mes compétences. 

Si on se prend une gamelle, ce qui est aussi envisageable, au moins on aura fait le maximum : l'électeur est roi et c'est bien lui qui décide. Si on n'a pas réussi à le convaincre, si notre projet n'a pas été assez bon pour le séduire, il faudra souhaiter bonne chance et bon vent aux adversaires. Sans haine ni esprit de revanche. 

C'est ça la démocratie. 


mardi 11 mars 2008

Nouveau compte à rebours


Ces élections, c'est un peu comme l'ascension de l'Izoard, pour ceux qui connaissent ; du côté Brunissard : ça grimpe très dur puis , à un moment, tu arrives dans un paysage quasi-désertiquet et lunaire, la Casse déserte, comme son nom l'indique bien. Et là, curieusement, tu as une . ..descente de quelques centaines de mètres. Tu es bien, tu souffles un peu et puis, tout d'un coup, vlan, c'est de nouveau la côte jusqu'au sommet. 

Ces élections, c'est un peu ça. La pause de ce week-end et puis vlan on attaque direct la côte .. pour 6 petits jours qui vont être denses et terribles, je les sens. Je vous dis pas...

Une bonne nouvelle, tout de même : pas de fusion avec la liste Modem du sieur Artigues. Ouf ! Franchement, je ne me voyais pas lui laisser de la place à lui et à certains de ses colistiers, Question de logique et d'éthique : difficile de s'attaquer à un type, sachant ce qu'il est et ce qu'il a été et puis ensuite de se mettre d'accord avec lui, comme s'il ne s'était rien passé - embrassons-nous Folleville ! -  pour de basses raisons stratégico-électotales. 

On part donc à la bataille avec notre liste entière, inchangée, intègre. On va se battre comme des chiens, sans mordre, mais avec hargne et détermination, sans rien changer sur l'essentiel et qui fait notre force. . Les chances de l'emporter sont minces mais on va le faire. Parce qu'on y croit dur comme du béton armé. 

Notre projet est bon pour la ville  et l'agglo et ce qu'on propose  ouvre grandes les portes de l'avenir. On va essayer de convaincre les 47 000 Stéphanois qui ne se sont même pas déplacés de venir voter : c'est tout de même l'avenir de leur ville qui est en jeu !!! Après, ils ne faudra pas qu'ils viennent nous dire qu'ils ne savaient pas ! 

lundi 10 mars 2008

On y est enfin au Jour J, V comme Vote


Bon ben voilà, fatalement, ça devait arriver. 

C'était bien le 9 mars, ce dimanche. 

J'ai donc tenu le bureau de vote comme assesseur toute la journée à Villeboeuf le Haut dans l'école maternelle, au-dessus de laquelle nous avons habité pendant 15 ans. Nostalgie...

Ce bureau de vote que j'ai tenu pour toutes les élections qui ont eu lieu ces 15 dernières années. Et re-nostalgie. 

Sur les 1000 électeurs inscrits sur ce bureau, environ 600 se sont déplacés et sont venus voter, soit un petit 60% : c'est assez faible si on considère que c'est tout de même un scrutin local qui touche les citoyens de très près et qui a une importance...assez importante dans leur vie quotidienne. 

C'est tout du moins ce que j'ai ressenti lors de notre campagne sur le terrain.  Et ce qui est assez paradoxal : les gens veulent encore plus de proximité, d'écoute, d'attention et lorsqu'on leur demande leur avis à travers un vote, 4 sur 10 ne se déplacent même pas ! 

C'est toujours un peu décevant, la démocratie, tout de même. Et même après toutes ces années, je ne m'y habitue toujours pas. Quand on sait ce qu'il a fallu de temps et de combats pour avoir le suffrage universel, quand on connaît le nombre de dictatures dans le monde, quand on voit comment se passent les " élections" dans certains pays qui se disent démocratiques - le dernier cas le plus consternant étant la Russie de Monsieur Poutine !!! - on se dit que nos concitoyens ne mesurent pas trop la chance et l'opportunité qu'ils ont de pouvoir choisir librement leurs dirigeants et la façon d'être administrés. 

Mais les Français sont un peu ainsi : donneurs de leçons pour les autres mais pas toujours prêts à appliquer pour eux les même règles de la démocratie. Il n'y a qu'à voir pour l'Europe, par exemple... Sans commentaires. 

Et les résultats de ce premier tour alors ? Au moment où je suis allé me coucher - et je me suis couché tôt histoire de récupérer un peu après ces folles semaines à battre la campagne par rues et par collines - la liste Thiollière serait donc en tête avec environ 39% des voix  ; puis la liste Vincent avec environ 34 % ; puis Artigues aux alentours de 20 % . Il semblerait que le Gillou n'ait pas réussi son " putsch électoral " qui a donc fait pschiiiit  : 2 électeurs sur 10, c'est pas mal... mais un peu juste pour prendre la mairie... 
Les Verts feraient eux autour de 4 à 5 % : ce serait bien pour eux s'ils passaient la barre des 5%. 

Sauf coup de théâtre, on s'achemine donc vers ce qui avait été prévu : une triangulaire Thiollière - Vincent - Artigues. Bien écouter les déclarations des uns et des autres dès ce lundi. 
6 jours, c'est très très court pour faire réellement campagne : il faut donc continuer sur la lancée, convaincre les indécis et une partie de ceux qui n'ont pas daigné se déplacer de venir voter. C'est tout de même l'avenir de leur ville qui est en jeu, peu ou prou. C'est pas rien. 

Et c'est reparti pour un deuxième compte à rebours !!!!