samedi 23 février 2008

Fabulous F.A.B au zénith à J- 17


Bon, le matin c'était plutôt sérieux et classique : donner des tracts aux passants qui passent sur le marché de Montplaisir. En fait de plaisir, le mien ne fut pas tout à fait au rendez-vous because une hernie discale ma foi fort douloureuse et qui me taquine gentiment le bas du dos, la cuisse droite via le mollet. 
Je distribuai donc mes tracts appuyé à une cabine téléphonique à l'angle - stratégique eh eh - de ladite place mentionnée ci-dessus. 
Dialogues impromptus avec les habitants du quartier : voitures ventouses, crottes de chien encore et encore et toujours ; à croire qu'il y a plus de chiens que d'humains dans cette ville ! et puis bouches d'égout bouchées en cas d'orage, réexpliquer à quoi peut bien servir un Zénith et qui est Sir Norman Foster, l'architecte, entre autres du viaduc de Millau - c'est pas rien - et  qui va nous faire là un monument merveilleux...et utile qui va faire taire définitivement toutes les polémiques et tous les ragots. Poil au beau ! 

Car devant le Beau, on s'incline, on respecte et surtout...on en sera fiers. Et les Stéphanois ont bien besoin de retrouver de la fierté pour leur cité qui sera, pour le compte...citée comme LA ville du plus beau Zénith de France - ceci dit sans forfanterie aucune. En attendant la platine fabuleusement novatrice et belle de la cité du design de Finn Geipel. 

Après le tractage à la mode méridionale nonchalante appuyée contre la cabine, petit passage obligé chez mon toubib qui me voit arriver plié en deux..??? mais pas de rire. 
Heureusement, il a l'habitude et il est bon dans ce genre d'exercice médical de haute voltige. S'il avait vécu au Moyen-Age, il aurait sûrement redressé définitivement ce pauvre Quasimodo. Pour le plus grand plaisir d'Esmeralda. Passons et laissons à Hugo...

Moi j'étais quasi mollo mollasson quand je suis entré dans son cabinet et, après force acupuncture et étirement dorsaux, j'ai retrouvé par miracle ma taille normale - je suis pas tout à fait un géant mais là je virais quasi nabot mon Léon ! - et du même coup mon moral, comme la météo quasi printanière, est revenu au beau fixe. Et croyez-moi, dans une campagne électorale, c'est comme au tennis en 5 sets et tie-breaks, le moral c'est 80% de la victoire.

Ce qui fait que j'ai pu filer fissa  dans mon ancien quartier de Beaulieu-Montchovet, direction la MJC et son N.T.B. - Nouveau Théâtre de quartier à renommée nationale, et bientôt européenne. 
Et assister au démarrage de son incontournable et bidonnable Festival des Arts Burlesques cuvée 2008 que vous allez m'en dire des nouvelles une fois que vous l'aurez dégustée à gorge déployée et à pleins zygomatiques débridés. 

C'est l'ami Michel Mazziotta + son équipe de pros et de bénévoles - de haut vol même - qui se démènent comme des dératelés pendant 12 jours pour animer ce quartier, y attirer plein de public venu d'ailleurs ; avec un plateau d'artistes tout sauf tristes et surtout top qualité. Voir le programme je vais pas vous le détailler ici, non mais, bande de gagarets. 

Et ça a débuté très fort avec la chance laissée aux comiques amateurs venus de tout l'hexagone - façon géométrique mais pas trop marrante de parler de la France vue qu'elle ressemble à un hexagone comme moi à un parallélépipède sphérique. Cherchez l'erreur.

Je me suis donc bien bidonné, et le public avec,  ma pomme fendue en deux mais sans pépins, pendant 2 heures. Ce qu'ils sont bons, ces petits jeunes : la relève est assurée. Papa Bedos et maman Robin peuvent enfin se reposer...et laisser la place. Sans rire, non mais ! 

Faites l'humour pas la guerre, je l'ai toujours dit. Et cette Aimejicéformidable applique cette maxime à la lettre et même à tout l'alphabet : ça commence à A comme Absolument délirant et ça finit bien évidemment à Z comme Zygomatiques en folie ! 

Après l'acupuncture, ce fut donc ma deuxième thérapie de la journée. Peut-être la plus efficace des deux. Qui sait tout ce que peut faire le rire ???????????????????????????????????
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mercredi 20 février 2008

Et vive les Terranéens à J- 19, my god !

Petite devinette, pour commencer : Quel est le point commun entre les Rupiciciens et les Terranéens ? Vous donnez votre langue au chat ( petits coquins...) ?

Les premiers, si vous avez bien suivi mon blog depuis le début, sont les habitants de ...Rochetaillée, petite commune rattachée à Saint-Etienne, à 800 m d'altitude.
Et les seconds sont les habitants de ... Terrenoire, un des quartiers du même Saint-Etienne. Connu également, outre son viaduc autoroutier qui l'enjambe, pour son grand bassin de Janon, là où, aux plus beaux jours de la sidérurgie et de la fonderie, on mettait à refroidir les fûts des canons - du moins c'est ce qu'on m'a dit. 

Bon, encore une (bonne) journée de co-listier : tractage ce matin sur le marché de Montreynaud cher à mon coeur. Ah la nostalgie...des années 80.  J'ai discuté  un moment avec le petit Mersel - qui est devenu grand mais qui restera toujours pour moi le petit Mersel de la cour de récré de l'école du Marais. Puis une dame avec sa fille, que j'avais eue en CM2, et qui est maintenant ...ébéniste et qui construit des cabines pour les trimarans de la Grande-Motte. 

J'ai acheté 2 kgs de pommes du Pilat et 3 pamplemousses - pas du Pilat, eh con  - et je suis reparti... avec un carton plein de : 3 bottes de radis ronds, 2 ananas bien mûrs, au moins 1 kg de poires Conférence, délicieuses à croquer en rondelles et excellentes aussi en cuisine ...dans la tajine d'agneau + 3 kg de petites Louise-Bonnes très mûres mais idéales pour la compote et enfin  2 citrons. Tout ça cadeau, bien sûr. Des fois, co-listier, ça vaut le coup. Mais ne l'ébruitez pas trop : je sais pas si ça n'entre pas dans la tentative de corruption. Chuuuut 

Après, délicieuse tajine tunisienne au poulet et sans poires,  chez la co-listière Hella en compagnie de Rachida, idem on the bloody list. Moments conviviaux, très détendus, où on a parlé des Mille et une Nuits - traduction de Mardrus, pour moi la plus sensuelle et celle qui colle le plus à l'esprit oriental du texte. 

Puis retour à la permanence à 16h et des grosses poussières pour préparer la réunion de samedi prochain sur les associations. 

Coup de fil de l'ami Michel à 18h45 , qui fait le vernissage d'art singulier de l'ami Mouis Molle dans le cadre de son festival des Arts Burlesques. Qu'il s'entête, avec beaucoup d'énergie, de talent et d'onstination à organiser sur Montchovet. Histoire d'apporter sur ce secteur du rire, de la légèreté et, pourquoi pas on sait jamais, un peu de culture. Histoire de. 

Enfin, réunion publique chez les Terranéens cités plus haut sur les coups de 20h30 - donc réunion prise en marche debout sur le marchepied. 

L'impression d'être ici à la fois dans la ville et dans un village satellite de la grande cité. Une petite vie à part, bien cool, de petits immeubles et des maisons de ville, de la nature tout autour, une population très mixée - ça veut pas dire qu'on l'a passée au mixer, eh gagaret, ça va pas ton gandeau ! C'est juste qu'il y a un juste équilibre de toutes sortes d'habitants. Comme une macédoine agréable à l'oeil et au goût. 

Là aussi, comme partout ailleurs, il s'est fait plein de boulot : établissements publics, voirie, écoles, aménagements divers, aides aux associations, événements sportifs et culturels, etc , etc... Si tu m'crois pas eh...t'as qu'à venir voir sur place. Et, visiblement et annoncé, ça va continuer après le 17 mars fatidique si.... 

Et pourtant, Terrenoire, c'est pas tout à fait l'hyper-centre, loin de là,  c'est plutôt hyper loin du centre et on s'en est occupé comme du reste. Fin de la polémique. 

Mais comme dirait l'ami Henry's, Terranéen de souche et de grand coeur , bon pied sur un fil et bon oeil deans la vie, à 77 balais  : " Au-dessus du vide, c'est pas difficile. Faut pas s'occuper de ce qui se passe en dessous. Tu dois juste avancer normalement, pas à pas , mètre après mètre. "

Ce qui a été fait jusqu'ici pour cette ville. Qui a franchi des abîmes de reconversion, des gouffres de structurations, des ravins d'incompréhension et de doutes et qui, toujours debout et bien droite, comme l'ami funambule terranéen, avance, encore et encore, mètre par mètre, années après années. 

Sainté : ma ville funambule. Avec ses deux balanciers : ambition et courage. On ira loin ensemble. 

lundi 18 février 2008

Fasten your belts à j-21

Attachez vos ceintures : on va tâcher moyen de décoller un peu dans le débat électoral.  

On va partir du ras du caniveau et de ses déjections canines - les merdes de chien ousque tu colles ton pied et que ça pue et que ça fait chier et que ta godasse elle pue la merde de chien ka chié là putain de clebs et connard de maître du chien qui l'a laissé faire mine de pas s'en apercevoir foutu hypocrite - pour grimper jusqu'aux caméras de vidéo-surveillance. Et on, finira par le "désenchantement démocratique" et, tant qu'à faire, comment y remédier. 

Pas possible de faire tout ça dans un blog et en quelques phrases ? Chiche capon ! 

Les crottes de chien d'abord : tout le monde est d'accord pour dire que c'est intolérable...mais combien pour gérer le problème, c'est à dire tout prosaïquement prendre en charge les crottes de leur toutou adoré, s'il chie en plein milieu du trottoir, et, avec un outil approprié, évacuer lesdites crottes dans un égout ou une poubelle ? 

On parle de crottes... mais c'est tout à fait exemplaire de la démocratie et de la vie citoyenne aujourd'hui : on veut bien donner des leçons aux autres - le fameux binôme "faut qu'on y a qu'à" - mais s'appliquer à soi-même - et à son klebs - les règles du vivre ensemble... ben, c'est assez ...emmerdant ! Aussi bien pour les crottes que pour les papiers, la propreté et tout le reste, comme garer sa bagnole n'importe où, sur un trottoir par exemple - où que ça emmerde tout le monde y compris les vieux, les handicapés ou les mamans avec des poussettes obligés de passer sur la chaussée à leurs risques et périls et là ça craint - au lieu de la garer leur p...de caisse dans un parking de délestage ou dans un parking silo du centre et circuler ensuite peinard et relax en tram ou en bus, etc...etc....et surtout sans polluer l'air et la vie des autres. 

Les caméras ensuite : on entend hurler contre les caméras ; certains vont même jusqu'à parler de " Big Brother " ; d'autres, y compris dans des tracts ou dans leurs  "programmes" ne sont pas tout à fait contre la vidéo-surveillance mais " à la condition que cela soit confié à des profession nels". Waf waf er rewaf !!!Comme si ça n'était pas déjà le cas : car tout est contrôlé, réglementé, et par la police et par la justice ; et ça ne rigole pas avec ça. Même la CNIL - Commission Nationale Informatique et Liberté - est là pour tout vérifier et elle ne fait de cadeaux à personne, de droite ou de gauche. C'est son boulot de faire ça. 

Et les bandes vidéo, au bout d'un certain temps, elles sont effacées. Et même que ces "putains de caméras " elles ont tout de même permis d'élucider des affaires pas claires, d'épingler des mecs encore moins clairs. Car, en fait si tu te balades peinard tranquillos en ville,  t'en as rien à foutre qu'il y ait des caméras ou pas. Où est le problème ? De toutes les façons, t'es aussi filmé dans les magasins, les centres commerciaux et dans pas mal d'endroits. Par contre, si t'es du genre à agresser, à faire un peu de cambriole, à casser des bagnoles ou à dealer des produits qui sont pas dans le Vidal, alors là c'est sûr que t'aimes pas bien qu'on filme ta petite tronche ou la plaque d'immatriculation de ta caisse. Mais bon...

En fait, c'est l'hypocrisie totale : on veut bien la paix, pouvoir se balader tranquillou en ville, et idem pour ses enfants, mais "faut pas trop de flics qui fliquent  ou de vigiles vigilants et encore moins de caméras qui filment les connards qui déconnent". Mais bon, c'est vrai que si, par contre, c'est toi ou ta meuf ou tes gamins  qui sont  agressés...tu te sens illico un peu plus concerné et tu t'insurges alors soudain : "mais bordel où elles étaient les caméras pour les coincer ces enfoirés de salauds de...et ils étaient où les flics ? C'est quoi cette ville où t'es pas en sécurité ? "  Re-hypocrisie, donc. 

Après ces deux considérations que je trouve assez emblématiques, n'est-ce pas, on en arrive insensiblement au troisième point : le fameux " désenchantement démocratique". Avec un gros bémol à la clé. Car il faut bien distinguer le local du national, ici à Sainté comme dans les bleds les plus reculés de Haute-Bigue ou d'ailleurs. Surtout en ce moment d'ailleurs, z'avez remarqué eh eh....

Et, à l'évidence, les Français se passionnent pour ces élections municipales : ils ne se sont jamais autant inscrits et investis sur des listes que pour ces élections-ci. Preuve s'il en est que tout n'est pas encore foutu au pays des Lumières pas toujours bien éclairantes  et des droits de l'homme qui sont pas toujours bien rectilignes, d'ailleurs non plus. Mais baste. C'est un autre débat.

Le "désenchantement démocratique" - faible mot pour ce que ce qui se passe et pour ce que les citoyens français éprouvent en ce moment - ne concernerait donc que le plus haut niveau de l'Etat ??? Je pose la question. Préoccupant, certes - pour qui, d'ailleurs, on se demande...mais pour qui ????

Car en bas, dans les communes, chez les Français ordinaires comme vous et moi, les citoyens lambda se sentent encore concernés. Parce que ça touche leur quotidien, leur vie de tous les jours et celle de leurs enfants. Et qu'ils sentent bien qu'à ce niveau là on peut encore faire bouger, changer et faire évoluer des choses. Un tant soit peu. 

Voir la photo toute banale que j'ai mise en haut pour ce jour : c'est juste un élu de terrain qui discute avec des habitants d'un quartier, qui est venu les voir, comme il le fait régulièrement, qui écoute, qui prend des notes. Et qui reviendra dans quelques mois rencontrer de nouveau les habitants de ce même quartier. Qui le louperont pas s'il a pas fait ce qu'il avait promis. Là, c'est difficile de tricher. Et y a pas de caméras ni de journalistes pour faire monter la mayonnaise ou faire la une du JT. Tu te fais plutôt "GT" si t'as faux ou si t'a raconté des craques - boum hue !!!

Le " désenchantement démocratique " s'adresse donc à une certaine forme hyper médiatisée de la politique ; une forme très très très très loin des préoccupations de nos concitoyens. On peut tout à fait comprendre leur désenchantement pour ce niveau altissime-là... trois points de suspension...

Restons donc à notre modeste et véritable niveau, sur le terrain de nos concitoyens. 

Ce qui n'empêche pas d'avoir des idées, des débats de haut vol, des ambitions voire de grands projets avec elles et eux. Mais pour /elles eux et avec elles/eux. De toutes les façons, la démocratie sans les citoyens, ça ne dure jamais bien longtemps. Le vote-sanction, ça s'appelle, au bout. Payé cash. Finie la partie de cache-cache. 

Et c'est sans appel. Comme les feuilles mortes...

Gaga réveille-toi ! ils sont devenus flous ! à j-21


Comme prévu, la réunion de tous les co-listiers à la permanence Wilson a tenu ses promesses : on resserre les boulons, encore plus, et on passe à la vitesse supérieure. A savoir qu'il n'est plus question de laisser dire n'importe quoi, tout et son contraire. A nous de défendre mordicus le bilan : ça doit pas être bien difficile vu que, en dehors de toute polémique, il est plutôt pas mal, le bilan de ces 7 années. 

Jusqu'à présent, sur les 8 réunions organisées dans 8 secteurs de la ville- il en reste encore 7, mes belous ! -  personne n'a contesté tout ce qui avait été réalisé. Et pour cause.  A chaque fois, si on prend la peine de le lire, le dépliant distribué est plutôt bien foutu : une partie qui présente tout ce qui a été fait ( équipements publics, voirie, éclairage, installations sportives, établissements scolaires, aides aux associations, événements festifs de quartier, sécurité, espaces verts, etc... )  Tout ça détaillé point par point, écrit noir sur blanc, avec photos projetées à l'appui pour les sceptiques. 

Puis, sur l'autre page, ce qui est proposé pour le mandat à venir si... 

Là encore, pas de promesses inconsidérées : les propositions remontent du terrain, des desiderata et des besoins des habitants. On est loin de la "démesure" dénoncée par certains. On est en plein dans les préoccupations de chaque quartier, sans en oublier aucun. On reste à niveau d'habitant. Rien de stratosphérique dans tout ça. Gestion municipale classique de chez classique, je vous dis  : ça doit être kif kif la bourrique dans la plupart des villes et villages de France, du plus modeste à la plus grande. On est encore et toujours dans du local, pas  dans de la science-fiction à 100 000 années-lumière des gens et de leurs besoins. 

La vraie gestion d'une ville de la taille de Saint-Etienne, c'est cela aussi : un maillage, un réseau, toute une organisation qui fonctionne au quotidien. Bien sûr, comme toute organisation humaine y a des couacs et des bugs. Comme partout. Ceux qui feignent de l'ignorer ou qui disent sans vergogne " qu'on n'a rien fait pour les Stéphanois et pour les quartiers " sont au mieux des menteurs, au pire des usurpateurs... ou de fieffés coquin-e-s. D'autant que ce sont ces mêmes qui ont été aux affaires municipales pendant toutes ces années, qu'ils sont bien resté-e-s jusqu'au franc bout de leur mandat, votant tous les budgets et toutes les délibérations sans sourciller ! La soupe devait être à leur goût pendant tout ce temps-là ou alors, autre hypothèse, ils-elles ne devaient pas avoir les papilles bien délicates. Pour un peu, on les plaindrait presque pour le calvaire qu'ils-elles ont dû subir. Beausseigne ...

Je sais pas vous mais moi, quand un truc me plaît pas, si ça me débecte vraiment, ben... je demande pas mon reste et je me tire fissa. Pas vous ? Apparemment, y en a des qui n'ont pas ce genre de scrupules  - du latin scrupulus : petits cailloux dans la chaussures qui vous gênent pour marcher. Elles et eux, ils arpentent sans relâche le bitume, en orange bien vif, aucasqu'on leszauraitpasvusdesfoisque ; gênés par rien, ni petits cailloux ni remords et sans retenue aucune.  C'est pas la révolution orange ukrainienne en marche, c'est la solution à tous vos problèmes qui craint rien en route, surtout pas la honte, minibus bariolé en prime. Il ne manque plus que les majorettes, jupes longues pour la pudeur,  avec un goupillon en guise de baguette. Zim la boum tralala !!! 

Mais gare : après l'orange, c'est le feu rouge. Arrêt obligatoire. Au carrefour des réalités, on va se rencontrer, se croiser. Inévitablement. Chassez le réel, il revient au triple galop. Et les Stéphanois, ils l'ont prouvé jusqu'ici à d'autres élections, ne sont pas tout à fait des gogos... s'ils sont bien des gagas. A eux de le prouver une fois de plus. 

Gaga, réveille-toi ! Miladzeu !