mardi 5 février 2008

Dites 33

Le compte à rebours est lancé ! 
Plus que 33 jours avant les résultats du 1er tour !

Et avec cette drôle d'impression : cette fois, je suis moi aussi et avec plein d'autres - tous les co-listiers- dans la fusée qui devrait décoller si tout va bien. 

D'ailleurs, au cas j'aurais pas capté, on m'a remis ce soir-même un badge sur lequel mon nom est marqué avec cette mention : co-listier. Je fais donc bien partie de l'aventure... et plutôt deux fois qu'une ! C'est comme pour un marathon. A partir du moment où t'as pris le départ et où tu t'es entraîné pour ça, tu n'a plus qu'un objectif : franchir pas trop minable la ligne d'arrivée. 

Je pense bien sûr à Philippe, un des concurrents co-listiers, justement, parti avec le dossard 59, et qui n'est donc pas spécialement éligible. Je l'aime bien d'abord parce qu'il est fan de course à pied longue distance, ensuite parce qu'il est angliciste - ce que je ne suis pas, ayant de grosses lacunes de ce côté-ci - et enfin parce que c'est le dernier de la liste et que j'ai toujours eu un faible pour ceux qui sont en queue et qui s'accrochent. Comme lui. Ce mec a du cran et de l'allure. Beaucoup d'allure. Et des couilles - a lot of bollocks ! Et ça, ça me plaît. 

Donc, je suis dans la fusée marquée d'un grand T. " C'est bien siglé sur mon badge très élégant, blanc sur fond bleu  :" Vivre mieux à Saint-Etienne avec Michel Thiollière". Même si ce n'est pas un slogan spécialement engagé, c'est un  euphémisme en matière de com, ça a le mérite d'être clair et ça ne mange pas de pain, comme dirait l'autre. Même complet. 

Je me prends pas pour autant la tronche avec tout ça. Une confidence : je peux bien vous la faire. Il est tard - 0h30 , donc on est déjà demain mercredi à J - 32, fichtre et parsembleu.
 
Ah oui, la confidence : malgré toute cette pression, que je sens bien évidemment très très forte vu l'enjeu qui n'est pas rien, je ne me suis JAMAIS senti aussi libre bien que parfaitement et totalement engagé dans ce qui est tout de même, à notre échelon local à nous, une sacrée bataille. 

Libre ? why, my dear ... Libre parce qu'étant au bout de mon parcours professionnel d'instit et de dirlo, c'est à dire au bas mot un quart de siècle dans les quartiers chauds et dans des écoles pas évidentes à gérer, j'ai l'impression d'avoir toujours fait mon boulot sans trop déroger à mes idéaux de base, républicains et laïcs, tout en m'efforçant au quotidien de respecter et les élèves qui m'étaient confiés et les populations que je côtoyais. Ouf ! J'ai essayé aussi, dans la mesure de mes petits moyens, de m'intéresser et de m'impliquer dans  la vie associative des quartiers où j'enseignais. Las but not least. 

Ben...ça fait une longue phrase tout ça, vous me direz...Mais bon, c'est dit et j'y reviendrai pas.

Et où ça va me mener tout ça ? Franchement, j'en sais trop rien. A la fois, je réfléchis beaucoup, j'écris et je pense beaucoup. A la fois, je suis dans l'action de tous les jours, dans ce foutu manège qui tourne très vite et qui s'appelle les élections municipales. Et j'ai un peu la tête qui tourne. Normal : je suis pas vraiment habitué et je suis qu'un petit Mickey franco-rital qu'a passé une partie de sa vie à donner leurs chances à des plus mal partis que lui dans la vie. 

Je dois pas peser bien lourd dans ledit manège. Calme toi, je me dis in petto. Fais gaffe aux bonnes paroles et aux compliments. Tout flatteur etc... Je connais mes fables. 

N'empêche : la politique, même municipale et même sur un strapontin potentiel, c'est un drôle de manège. Le tout, au bout , ce sera de chopper le pompon. A plus !!! 

Bonne nuit. 

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