mardi 4 mars 2008

Contre la misère à J - 5


Donc, pas question de se relâcher en ce moment. Rester uni, le nez dans le guidon, les mains en bas et pédaler en enroulant, en profitant au maximum de l'effet vitesse engrangé ces dernières semaines. 
Redonc, réunion-débat hier soir, avec toutes les têtes ... de liste à l'Amicale Laïque de la Chalé pour rencontrer les associations qui luttent au quotidien contre l'exclusion et la pauvreté. Et qui la refusent, bien évidemment.

Vous me direz, refuser la misère - il y même une journée officielle mondiale pour ça, le 17 octobre, et ce depuis 1987 - vous me direz donc : quoi de plus normal. Refuser la misère c'est comme dire que la guerre ça tue ou que le terrorisme c'est pas bien. Une fois cela, dit, il reste à agir sur le terrain et avec les personnes concernées. Ce que font très bien tout un tas d'assos avec beaucoup de bénévoles qui ne regardent pas leur temps et ne mégotent pas leur énergie.

J'ai donc tenté de donner des propositions concrètes en réponse à tous ces gens qui sont dans la misère, la galère, les soucis voire carrément les emmerdes graves. Les aider dans un premier temps à sortir la tête de l'eau, puis à retrouver la terre ferme et enfin à se tenir debout pour, petit à petit, leur réapprendre la marche en avant avec des projets comme moteur. 

C'est pas évident, sensible, long, difficile et on a bien besoin de tout le monde pour le faire. Question de dignité humaine et de respect mutuel. 

J'ai entendu, de la part de certains, des déclarations d'intentions très vagues et plus philosophiques qu'autre chose. Je suis donc resté dans du concret bien réel. Ai rappelé que le Centre Communal d'Action Social était une des réponses institutionnelles - avec le Conseil Général, bien sûr, dont c'est une des missions essentielles. Que, rien que pour le CCAS, c'est tout de même 530 000 euros de budget annuel et 2200 familles aidées, ce qui n'est pas rien. Après on peut toujours critiquer mais il y a un réel effort de fait, c'est indéniable et vérifiable. 

Rereredonc, pas trop de polémique et de politique bêtement politicienne sur le sujet : tout le monde est d'accord pour donner des idées, lancer des propositions. Il me semble que les nôtres, une fois de plus, sont très concrètes et traitent une partie des problèmes et de la souffrance de nos concitoyens. Je ne vais pas détailler ici : ça demanderait des pages et des heures de présentation tellement il y a de chose qui sont faites. 

On peut tout dire mais pas qu'on ne fait rien pour éradiquer ce fléau de nos sociétés qui fait que, paradoxalement, dans une société qui, globalement et en moyenne, s'enrichit, il y tout de même un certain nombre de personnes qui se retrouvent impitoyablement exclues du système. Un peu comme dans un grand manège qui tourne de plus en plus vite et dans lequel l'effet centrifugeuse envoie valdinguer sans pitié tous ceux qui sont en périphérie. Et, c'est bien connu, ceux qui sont le plus près du centre ou ceux qui sont les plus gros ont beaucoup moins de chances de se faire éjecter - voire même souvent pas du tout - que les pauvres ceusses plus légers et plus petits qui sont sur les bords. C'est donc bien l'honneur d'une société d'aider ces derniers à s'accrocher et à rester sur le manège. 

Je suis donc bien sérieux aujourd'hui, sujet oblige. On peut pas trop déconner avec ça, vous l'aurez compris. On redeviendra plus légers demain, c'est promis. 

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