Nous y sommes, enfin, à un jour de la fameuse échéance. Depuis début décembre où , contacté, je décidai de répondre par l'affirmative à la demande de Michel Thiollière de faire partie de sa liste.
Un oui qui m'engageait alors dans cette folle et passionnante aventure : la vie politique municipale. Plouf ! Le grand bain, directement. Dans l'ensemble, j'ai plutôt bien aimé. Surtout la rencontre avec mes concitoyens : parler avec eux, défendre un projet, argumenter, écouter, ne pas - trop - s'enflammer, résister aux pressions. Toutes choses qui ne sont pas spontanées et qu'il faut apprendre et pratiquer au fil des jours et des semaines, sur le tas, pour ainsi dire.
Comment je m'en suis sorti ? Pas trop mal, je pense, bien que je sois le plus mal placé pour en parler. A un moment, j'ai bien pété un câble. Mon couple, pourtant très solide, je dois bien l'avouer ici, a vacillé. Etre sur une liste politique, c'est un énorme investissement, en énergie, en temps et surtout sur le plan moral. Il s'agit d'être au top pendant quelques semaines et, inévitablement, quoi qu'on fasse, les proches sont aux premières lignes et en souffrent.
C'est peut-être le prix à payer. J'imagine que mes autres co-listiers ont tous dû plus ou moins en passer par là.
Les sondages, ces fameux sondages, donnent notre liste vainqueur dans tous les cas de figure...
Ce n'est qu'un sondage, bien sûr. Il rassure tout de même un peu. Il inquiète également, tout de même : s'il dit vrai, il y a vraiment très peu d'écart entre la liste de gauche et la nôtre...
De quoi inciter à la modestie, donc. Et, bien évidemment, à redoubler d'effort pour, entre les deux tours, creuser encore plus l'écart. Tant qu'à faire.
Le Gilles Artigues, lui, gueule comme un pater qu'il ne peut pas, ne veut pas être troisième, que ce sondage c'est n'importe quoi et qu'on va voir ce qu'on va voir, qu'il va bien être maire à la place du maire. Non mais ! Mais après tout, que lui répondre, à ce samouraï de la politique locale ? Que c'est son problème, que c'est bien lui tout seul qui a décidé d'y aller. Et que s'il se plante, ce qu'à Dieu et électeur ne plaise, il faudra pas venir couiner ensuite que tout ça est trop injuste. Devant les électeurs, il n'y a qu'une chose qui compte : les bulletins déposés dans l'urne, et basta. Tout le reste...

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