Et voilà, c'est fini... pour nous.
Tout commence pour les autres, ceux qu'on n'attendait pas. La Vince Academy first. Et la Mike Thio dream out. Des larmes hier soir pour certains de mes co-listiers. C'est dur à avaler l'échec, surtout quand on y a cru jusqu'au bout, quand on s'est donné à fond comme certains l'ont fait.
Et il est vrai que je me suis donné à fond moi aussi : ce projet de friches artistiques et de culture dans les quartiers, je pense encore aujourd'hui que c'est un beau projet. Qu'il va au-delà des clivages droite-gauche. Et mon message ne change pas : la culture n'est ni de droite ni de gauche ; elle est au centre de nos vies, de nos émotions.
Le projet Thiollière avec le Zénith, l'Opéra-Théâtre, le Fil, les Musées, le Consevatoire, la Comédie, tout ça me semblait cohérent. Si on y ajoutait des salles de quartier + des friches avec des projets assos+habitants + artistes, on avait alors un ensemble cohérent qui couvrait toute la gamme de la culture. J'y ai cru, jusqu'au bout. Je ne suis pas triste. Je n'ai pas pleuré : j'ai passé l'âge. Je suis juste déçu. D'autres, peut-être, le feront-ils ?
Mais c'est ça, la politique : aucune certitude. Et, au bout du compte, une morale, quoi qu'on dise ou qu'on fasse : c'est l'électeur qui vote et c'est lui qui lève ou baisse le pouce. Vae victis : malheur aux vaincus, même s'ils furent valeureux et qu'ils pensaient être les meilleurs. La politique est une arène impitoyable et il faut accepter son verdict.
Il faut aussi payer le prix. Il y a toujours un prix à payer. Et tout s'était déjà noué en 2007 lors des législatives : un député, Gilles Artigues, qui perd son fauteuil dans les circonstances désolantes que l'on sait. Et ça, le Gillou, il n'a jamais pu l'avaler. On peut le comprendre, Modem ou pas Modem. Surtout qu'il n'avait pas spécialement démérité. Et il n'a rien oublié, rien pardonné.
Et alors, s'est posée l'équation mathématique suivante pour la liste Thiollière : comment l'emporter au 2e tour avec une liste Artigues à 20 % ? Réponse : improbable. Et le résultat, comme un couperet : impossible.
Je vais donc tout simplement retourner vers mes chers élèves et ma chère école. Terminer avec eux ce que j'ai commencé et ce que je sais faire.
Et qui m'importe plus que tout.

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