mardi 29 janvier 2008

Quand j'entends le mot culture...

Qu'est-ce qu'ils lui mettent au Michel Thiollière ! Comme quoi il aurait la folie des grandeurs, qu'il balancerait des millions d'euros pour son prestige à lui. Que tout ça va coûter un max de pognon au contribuable stéphanois. Et que ça va profiter qu'à quelques uns. Qu'on ferait mieux de s'occuper des quartiers que c'est paraît-il un vrai désert culturel qu'à côté le désert de Gobi c'est la Beauce.  

Ce qu'il y a de bien dans la politique politicienne - ou politichienne, c'est selon comme t'aboies - c'est que, vue par le petit bout de la lorgnette, c'est qu'on peut dire tout et son contraire. Et que, quoi qu'on - cons ? - dise (nt) on est assuré de trouver une oreille complaisante - en un seul mot - voire deux oreilles. 

Mais baste ! Il traîne encore toujours dans pas mal de cervelles cette obscure idée que la gauche c'est LA culture populaire, la seule, la vraie, l'unique. Il y aurait presque une certification iso quelque chose. Et que, subséquemment, la droite, elle ferait que pour les élites, les happy few, finançant à outrance l'autre culture, la bourgeoise. 

C'est vrai... qu'il y a eu du vrai dans ces deux affirmations et qu'il y en a peut-être encore. Quoique ça a bien changé. Mais tirez pas peine, on va tâcher moyen  de mettre tout le monde d'accord : la culture n'est pas de droite ou de gauche. Il n'y a en fait qu'UNE culture : celle de la qualité. Et qui se fout pas de la gueule du public. Qui montre et donne du vrai, du beau, du grand. De la Culture qui vous ouvre les yeux, les oreilles, le coeur et de nouveaux horizons, qu'on soit des beaux quartiers ou de la banlieue, de Montreynaud ou de Saint Hilaire Cusson la Valmitte.

De la Culture qui vous agite les neurones, vous donne du plaisir, du frisson, de l'émotion. Pas de droite ni de gauche. Juste au centre de nos préoccupations, de nos attentes, de nos rêves. 
Au beau milieu de nos vies, de nos espoirs.
Pas ailleurs. 

Aucun commentaire: