Deuxième meeting" plus intime", au Flore. Salle pleine à craquer des sympathisants de la première heure. Les vrais fidèles.
Ambiance plutôt bon enfant, stéphanoise on va dire. Discours cadré pile poil, comme d'hab, de captain Mich'. Calme, tranquille, sûr de lui : un paquebot, qui avance. Quelques coups de pattes à Vincent, le roi de l'audit et des études à venir : mais où est le vrai projet pour la ville là-dedans ?
Audit moi, Mr Vince, comment vous allez pouvoir faire jouer la même partition à des musiciens adeptes de la sonate PC, à des solistes allegro forte LCR à la clé, à des écolos anti-tram et colégram et à qui vous ne confierez même pas quelques solis... Comment allez-vous faire un concert municipal harmonieux avec tant de dissonances ?
Quant au Gillou, le Bombard solitaire sur son petit zodiac Modem, il se retrouve pour le coup vraiment solitaire sur la mer des sarcasmes. Il continue, à la rame, contre vents et sans trop se marrer. Qui peut dire où tout ça va le mener ? Le sait-il lui-même, d'ailleurs ? D'ici qu'il finisse à la nage, et en nage, pour aborder sur quel hypothétique rivage...
Puis est arrivé l'invité surprise, en direct de la cité ponote voisine : Laurent Wauquiez. Jeune, beau, alerte, brillant, avec un discours empreint tout à la fois de nostalgie, de tendresse presque. Un vrai beau discours d'espoir et d'avenir, franc et direct : j'ai vu des gens frissonner dans la salle. L'alliance de la tête et du coeur. Je me disais, in petto, que la Politique, des fois comme ce soir, ça méritait un grand P, loin des basses manoeuvres et des querelles de chiffonniers.
Et puis, on s'est quittés, en se donnant rendez-vous au lendemain : sur les marchés où on va continuer à parler, à essayer de convaincre, à demander aux gens d'aller voter. Dans les immeubles, qu'on s'est répartis méthodiquement par secteurs. Là, c'est plus délicat : on sonne directement aux portes, on se présente et on parle avec les gens. L'accueil, dans l'ensemble, est plutôt bon. On explique, on argumente, on essaie de répondre. C'est du boulot artisanal, cousu main, à l'unité. Au bout des comptes, multiplié par 58 co-listiers, ça devrait payer.
Plus on avance vers l'échéance et, curieusement, plus je suis serein. Je compte sur le bon sens des Stéphanois. Je pense ne pas m'être trompé en ayant choisi cette liste. Malgré tous mes amis de gauche qui pensent le contraire. Dans tous les cas, je m'y suis senti plutôt bien et j'y ai rencontré quelques personnages assez remarquables, soucieux de l'intérêt général et du bien commun, quoi qu'on dise.
Certaines valeurs sont bien universelles, ni de droite, du centre ou de gauche.
Comme je l'ai toujours dit, je n'ai pas à me justifier : je n'ai rien à prouver, vu mon parcours. J'ai la conscience tranquille, aucun état d'âme. J'ai toujours respecté les autres.
Je demande la même chose en retour. Rien de plus.
Du respect, please.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire